mercredi 29 avril 2009

Vous n'êtes pas seuls !


Vous avez surement déjà entendu parler de la «Nerd Culture» un mouvement née officiellement aux Etats-unis mais qui existe depuis toujours dans le cœur des collectionneurs de tout poil. On définit un «Nerd» ou «Geek» par ses préférences en termes de consommation c’est dire sa propension à aimer ou acheter des choses pas forcement appréciés du consommateur ordinaire. Personnellement je considère avoir des tendances totalement « Nerdy » car l’une de mes passions préférée est de collectionner des mini statues de super héros (j’en ai une bonne vingtaine ramenées des USA).

De manière générale les centres d’intérêts du Nerd modernes sont les jeux vidéo, l’informatique, les groupes musicaux hors majors, les films et les livres de Science Fictions ou d’heroic fantasy… Bon, je sais, cette définition est loin d’être complète, d’ailleurs personne ne sait exactement comment définir un Nerd et c’est peut être cela l’une de ses qualité première. Comment continuer à aimer des figures cultes de la scène Nerd underground une fois qu’elle se transforme en icone grand public (mainstream) est un débat qui agite la communauté depuis des dizaines d’années…

En Tunisie on est des chanceux. On a de belles plages, un climat formidable et une usine secrète de Porsch Cayennes. Par contre nous sommes loin de nous douter que nous possédons sur notre territoire un des lieux de pèlerinage de la Nerd culture à savoir le site de tournage de Star Wars dans le désert prés de Tataouine. Cela me donne l’occasion de faire le tour de la contribution tunisienne à cette culture certes méconnue, totalement sous estimée et parfois «borderline». En Tunisie, il n’ya pas de boutiques consacrées au B.D. américaines ou aux mangas Japonais, il n’y a pas de non plus de magasin dédiés aux jeux de rôles et aux wargames plateaux… On est encore bien loin d’avoir la communauté pour soutenir économiquement ce type d’initiatives. Et c’est cela qui est au cœur du problème, le développement des sub-cultures est une histoire de communauté et les jeunes tunisiens ont malheureusement du mal à développer leur hobbys au-delà du stade purement personnel (c’est mon opinion).

Par contre j’ai récemment participé à la «LAN party spring 2009» et j’ai étais surpris de voire une bande de jeunes qui se donnent à fond pour développer la communauté des jeux videos en Tunisie avec des concepts comme «Guitar Hero», les Arénas World of Warcraft ou encore jouer a PES4 sur un tapis de Dance Dance Revolution (Incroyable mais ca marche !!). Encore grâce à eux, la coupe de Tunisie des Jeux Videos est devenue un événement majeur qui a même vu la présence du ministre de la culture ! Là je tire mon chapeau et j’exhorte tout les jeunes qui ont le temps, de développer leurs hobbies et de les partager avec le plus de personnes possible (vous n’êtes pas seuls les amis !!).

Enfin je voudrai aussi mentionner «Tekiano» un site multimédia et technologique tunisien qui ferait presque figure d’IGN national si ce n’était le manque d’inspiration pathétique de ceux qui écrivent certains articles.

lundi 27 avril 2009

Top 5 des 4x4 de « vice » tunisien


Attentions mes amis, Wasby vous offre le premier Top 5 de l’histoire de TTF. Ce premier classement est donc purement expérimental, et votre contribution sera la bienvenue comme toujours. Alors préparez vous, attachez vos ceintures, sortez votre gel « effet mouillé » et vos lunettes imitation Prada : Djerba Café vous offre le Top 5 des 4x4 de « vice » tunisien par excellence.

Le monde a le droit de savoir que la Tunisie est le seul pays sur cette terre ou la voiture est un élément magique qui peut instantanément transformer un être humain «normal » en un superman des temps modernes «mouch normal».

Mais pour cela il y a une liste précise d’éléments à réunir pour pouvoir atteindre le Saint Graal de la «Mouch normalité». Il ya bien sûr les fameuse plaques jaunes, blanches ou encore RS qui sont éliminées d’office à cause de règles de fiscalité douanières obscures. Enfin l’effet 4x4 est primordial pour bien signifier votre élévation dans le rang social et pouvoir regarder dans les yeux les jolies filles qui prennent le bus jaune. Une fois que vous avez dépassé financièrement ces deux stades… il ne reste plus qu’a déterminer quel modèle de voiture fera de vous la coqueluche des embouteillages à l’entrée de la Marsa.


5) En cinquième position on trouve le ML de Mercedes. Imposant et classique ce 4x4 fait figure d’outsider et peine à s’imposer sur la scène du vice tunisien a cause de sa sobriété. Par contre la taille de l’insigne Mercedes sur le devant est un avantage pour viser les mini-jupes.
Facteur Vice Aggravant : (7,5/10) Mention spécial pour ceux qui ont eut le bon gout d’ajouter des par-buffles en chromes car on le sait bien les buffles courent les rues en Tunisie.

4) Quatrième de notre palmarès, le Q7 d’Audi permet au «véiésse» de transporter toute sa famille grâce a un espace habitable énorme. Il donne donc assez d’espace pour que sa blonde se maquille et que ces deux enfants (Ranya et Rayan) jouent à la Playstation sur les télés des banquettes arrière.
Facteur Vice Aggravant : (8/10) Difficile de conduire cette grosse machine, de parler au téléphone, de s’occuper de sa famille et de mâter les minettes en même temps. Ce véhicule permet à son conducteur de développer ses capacités de gestion multitâches.


3) La médaille de bronze méritée revient au Range Rover. Moins connu, ce véhicule donnera à son conducteur un avantage compétitif certain lorsqu’il sera en mode «chasse de bint 3ayla ». Il lui permettra d’exhiber sa fortune tout en faisant croire qu’il est un homme discret.
Facteur Vice Aggravant : (8,5/10) Compte tenu de la consommation moyenne de ce 4x4, le pompiste prés de chez vous deviendra votre meilleur ami et cela vous donnera une multitude d’occasions de sortir votre « rozza » pour verser des centaines de dinars de sans plomb.

2) Le dauphin de ce concours hautement culturel a raté la médaille d’or de prés. La Porsch Cayenne aura pu facilement briguer la première place si ce n’était son prix relativement faible et le nombre incroyable d’unités qui se baladent à Tunis. Des fois j’ai l’impression que je suis à Shtudgart, il doit surement y avoir une usine de Cayenne quelque part c'est pas possible!
Facteur Vice Aggravant : (9,25/10) Attention si il ya moins de 10 Porsh Cayennes dans le parking de votre mariage, la mariée risque de se casser avec l’un des heureux propriétaires de l’un de ces bolides.

1) Faites place bande de paysans! Sortez vos portables Nokia à 600 dt hors taxe, votre montre Cartier Santos et vos dictionnaires anglais/français/sfaxien. Le vainqueur de ce Top5 est bien sûr l’indétrônable BMW X5, le seul véhicule dont le nom se prononce en Anglais (X-Five) et qui fera transpirer les nénettes du haut de leurs talons de cité Ennasr jusqu’aux plages de Yasmine Hammamet.
Facteur Vice Aggravant : (10/10) Longtemps imité mais jamais égalé, « el X-Five » comme on le surnomme affectueusement, est le symbole extérieur de richesse de toute une génération…

vendredi 24 avril 2009

La Macro-économie en famille


Enfin !! Les as de la macro-économie commencent à apercevoir la lumière au bout du tunnel. Désormais on ne parle plus de «crise financière mondiale» mais de «restructuration de l’économie globale », on ne parle plus des « toxic assets » mais des « legacy assets »… un premier pas sémantique vers une sortie de crise qui se précise de plus en plus.

Alors peut être que cette « restructuration » va vouloir jouer les prolongations, mais plusieurs pays (comme le Japon par exemple) sont en actuellement en pleine peur panique de la déflation. Alors on connaît bien « grand mère » inflation qui est en faite une hausse continue des indices des prix à la consommation accompagnée d’une stagnation des revenus des ménages. L’inflation est mauvaise pour l’économie car elle peut réduire de maniére drastique le pouvoir d’achat. Des cas extrêmes d’inflation sont appelé l’hyperinflation. En 1923 en Allemagne par exemple, une personne remplissait une brouette de billets de banque pour aller faire ses courses avant de s’apercevoir que la brouette valait plus que la somme des billet qu’elle contenait. Lorsqu’elle est conjuguée à une stagnation de l’économie on parle alors de la cousine «stagflation», un mix destructeur entre une hausse subite des prix et une baisse de l’activité économique. Elle est souvent due a une diminution brutal de l’offre de certain produit stratégique comme le pétrole durant les 2 chocs pétroliers des années 70 et une augmentaion paralélle du chomage. Mais alors comment une diminution des prix peut elle nous faire du mal à nous et a notre portefeuille.

La déflation est en fait beaucoup plus grave que sa cousine et sa grand mère (lol). Elle est le résultat d’une diminution brutale de la consommation, généralement à cause d’une crise de confiance de la part du consommateur qui préfère garder ses deniers quand les temps sont incertains. Le manque de demande produit une chute soudaine des prix ce qui diminue les revenue de l’entreprise et plus généralement leurs production. Cette chute provoque à son tour des licenciements en masse et donc une baisse encore plus importante de la consommation cette fois ci due une diminution de revenu des ménages. Les pays entre dans un cercle vicieux de régression économique et se retrouvent souvent rapidement à genoux. La déflation est aussi très dure a stopper une fois amorcée, car la crise de confiance ne peut être réglée par des moyens purement économique.

Une politique macro-économique est donc le fruit d’une alchimie habile et sensible. On comprend donc maintenant pourquoi les autorités tunisiennes on diminué 2 fois de suite les taux directeurs de la banque centrale. Les craintes de déflations et de diminution de l’investissement et de la consommation nous poussent à chercher des taux d’intérêts bancaires plus bas pour stimuler les vecteurs de croissance.

Alors la prochaine fois que vous verrez les prix à la consommation baisser, faite attention a ne pas trop vous réjouir car cela n’est pas forcément un bon signe.

lundi 20 avril 2009

Une Star tunisienne vient de naitre!!


Mes chers lecteurs et lectrices, je sort d'un mutisme lie a mon nouveau travail pour vous annoncer la grande nouvelle. Aujourd'hui une star tunisienne est née! Ce jour sera a jamais marqué d'une pierre blanche car la jeune Selma Chekili fille du plus grand jazzman tunisien de tout les temps Si Faouzi Chekili a sorti son premier album: " Jazz Standards" Voix suave et un mood totalement chill sont au menu.

Alors comme d'hab votre Kahoueji préféré s'improvise critique d'art avant de vous servir votre "direct". L'album est indéniablement une réussite, la chanteuse au regard hypnotisant gagne le paris de la sensualité haut la main!
Je pense que le seul défaut de cet album est également sa plus grande qualité, il nous fait découvrir des classiques de jazz en sortant des sentiers battus. Cependant on voyage sereinement sur les lèvres de notre jeune compatriote et on se laisse emporte par ces classiques qui ferons office de nouveauté pour les moins connaisseurs...

Bref une petite merveille que vous vous devez d'acheter immédiatement car le jazz tunisien est un remède avéré contre la crise mondial, les actifs toxiques et la régulation des marche financiers. Bref je conclu ce post par une promesse de poster plus souvent pour votre plus grand plaisir j'espère.

jeudi 26 mars 2009

Sama Dubai nous pose un lapin...


C'est donc officiel...

Sama Dubai gèle ses opérations aux Maghreb... Personnellement je fais partie des sceptiques des grands projets émiratis sur notre sol. S’ils ont pour avantage d'améliorer notre infrastructure et d'augmenter nos réserves en devises, j'ai toujours craint qu'au final on ne se retrouve avec une forte dévaluation de l'immobilier en Tunisie compte tenu d'une offre trop importante pour les capacités d'absorption du marché. Il faut dire que Sama Dubai est en grande difficulté et que ses projets sur son sol natal sont arrêtés. Reste a savoir si Boukhater City Sport va subir le même sort... dans ce cas la les gens qui ont acheté sur plan vont se retrouver a vivre au 6eme étage d'un arbre dans la foret entre le lac et el kram ...lol

lundi 23 mars 2009

Valse avec Sabra et Shatila


Alors je sais que ce n'est pas dans mes habitudes de faire dans la critique cinématographique...c'est même la première fois que je m'essaye a l'exercice. Cependant j'ai toujours pensé que par essence ce blog avait une vocation autant économique que culturelle. Après tout, ça parle aussi culture sur les chaises du café Midoune a Djerba. Et puis ce sujet est aussi douloureux que polémique alors je me lance.

Hier soir, j'ai vu "Valse avec Bashir" pour la première fois. Ce film relate a sa manière les moments tragiques qu'ont vécu les camps de réfugiée Sabrah et Shatila durant la première guerre du Liban. Ces évènements ayant eut lieu avant ma naissance, mon naturel curieux m'a plusieurs fois poussé chercher plus d'information sur ces évènements que la traditionnelle soupe (tiède) que veut bien nous servir Wikipedia. Je savais donc de quoi il s'agissait avant même d'avoir vu le film et je doit dire qu'au bout du compte mes sentiments sont partagés.

Il faut d'abord saluer l'esthétique et la poésie omniprésente de l'œuvre, c'est incontestablement un petit bijoux d'animation. Les problèmes commencent lorsqu'on s'attarde sur la manière dont est traité le sujet. Ce film a au moins pour mérite de soulever cette mémoire, oubliée, gênante presque aussi puante que l'odeur des cadavres laissés derrière eux par les phalangistes a leur sortie du camps. Cela n'excuse pas pour autant le fait que le film dédouane presque totalement l'armée israélienne de ses crimes supposés. Ainsi, il est communément admis que ce sont les juifs qui ont activement participé a l'armement des miliciens avant le massacre. Le film occulte aussi la possibilité que certains soldats israéliens ont participé aux exactions. Enfin le film ne fait quasiment pas référence au fait que la plupart des meurtres ont été commis en dehors du camps, dans un stade de foot voisin ou les corps on été enterrés(le stade a été depuis détruit et reconstruit par des fonds britanniques). Je reproche donc a ce film d'être trop indulgent, comme si l'on voulais pardonner les gestionnaires Allemands d'un camps nazi, juste parce que la personne qui gazai les juifs étaient Polonais ou que sais-je.

Au-delà de ces critiques, j'en veut a ce film d'avoir généré en moi une sensation longtemps oublié. Ce feeling on le ressent lorsqu'on commence a s'informer sur ce qui s'est passer durant cette nuit. Deux paisible camps, une douce nuit de jasmin comme seul la méditerranée peu en offrir; des pères, des mères, des fils, des filles dormant a points fermé. Innocents, inconscient ils rêvent a de meilleurs lendemains comme chacun de nous. Sans se douter qu'un cauchemar d'un autre temps les attends et que leur prochain souffle sera le dernier. Ce souvenir gène autant les arabes (de tout bords), les juifs (israélien ou non) et les chrétiens (Libanais)avec lesquels j'ai pu discuter.

C'est marrant, mais j'ai eu la chance de discuter un matin avec un survivant des camps qui avait dix ans lorsque cela c'est produit. Et lorsque je le questionnais, tout ce a quoi il faisait allusion c'est le formidable gout des poissons qu'il partageai avec sa famille sous la tente, les parties de foot dans le camps et le plaisirs d'avoir toute sa famille réunis. Il n'éprouvai ni haine ni envie de revanche, il s'efforçait juste de faire comme si rien ne s'était produit. Il faut croire qu'au delà d'un certain niveau d'horreur la mémoire deviens très sélective comme celle du soldat dans "Valse avec Bashir". Il n'y a simplement pas de mots assez fort ou assez juste pour décrire Sabra et Shatila, mais cela n'est pas une raison pour oublier. Oublier serai les tuer une deuxième fois et j'espère de tout mon cœur voir plus d'œuvres sur le sujet.