« La carte et le territoire » est un ouvrage désolant, son auteur y fait de manière directe l’apologie de la haine racial envers les arabes en général et les musulmans en particulier. Et pourtant…les instances littéraires françaises lui ont décerné le prix Goncourt 2010 transformant de fait l’islamophobie larvée de certains intellectuels français en effet de mode « Bobo » parfait pour égayer les conversations des salons enfumés de la rive gauche.
Si vous aussi avez envie de lire petits plaisirs d’un nazillon se réjouissant de l’assassinat d’une femme enceinte palestinienne par un soldat israélien sous prétexte que « cela fait un musulman de moins »… N’allez surtout pas l’acheter en magasin, télécharger le ici gratuitement pour votre plus grand plaisir (ou malheur) et faite passer le mot à tout vos amis, histoire de faire comprendre malgré tout, à Mr. Houellebecq, que le crime ne paye pas, même si il fume des gauloises au Café de Flore… Peace
Dans leurs deux postes Mahéva et Massir nous interpellent sur le sens de l’interaction entre la moralité et la religion, et à Djerba Café on aime les débats houleux portant sur les sujets abstraits. Alors que peut-on penser des affirmations suivantes (dans le cadre des religions strictement Abrahamique):
1- Religion sans moralité: arbre sans fruit. 2- Moralité sans religion: arbre sans racines.
En d’autres termes la religion est une source de moralité qui puise sa force dans la moralité elle-même. Donc la religion se nourrit de moralité pour à son tour nourrir l’homme de cette même moralité altérée par le prisme religieux. Au final l’arbre et le fruit dépendent directement de la moralité. Or si il n’y pas de racines il n'y a pas d’arbre et donc pas de fruit. Cela suppose logiquement que dans l’éventualité d’une absence de moralité, une religion de pourra jamais éclore et donc offrir les fruits de la morale religieuse (or l’histoire nous a prouvé le contraire au moins à trois reprises). Les deux affirmations sont donc totalement fausses si elles sont prisent dans un contexte purement logique. Je pense qu’il y deux problèmes majeures dans ces affirmations: le premier étant la non différenciation entre la moralité fondatrice (la racine) et la moralité religieuse (le fruit). Le deuxième problème est celui de l’absence totale de dieu, or dieu si il est la source de toute religion monothéiste il est aussi l’instigateur de sa propre morale que personne n’a le droit de juger.
Le problème c’est qu’il existe plusieurs types différents de moralités. Par exemple, porter une mini-jupe en Arabie Saoudite est considéré comme un acte immorale or selon les codes de la moralité européens cela est parfaitement admis. Ayant accepté que le concept de moralité est par essence totalement relatif, il devient facile de comprendre que les racines de l’arbre sont en faites les règles de bonne conduite universelles (les dix commandements) et que le fruit est une forme plus élaboré de la moralité religieuse (le Coran, les évangiles…). Du coup on s’aperçoit que si l’on ajoute dieu dans l’équation tout deviens plus claire et plus juste. Dieu a planté les racines de la moralité en Abraham et Moise et les autres prophètes qui ont suivis ont cueillis les fruits de l’arbre qu’est devenu le monothéisme élevé au rang de religion universelle. Au final ces affirmations ne sont vraies que si c’est dieu qui a planté l’arbre. Cet exercice de logique fondamentale m’amène à vous exposer une question qui me tracasse et que j’aurai peut être la chance de discuter une autre fois : Dieu est il un être moral (au sens que l’on conçoit dans une société moderne dite normal) ?
Je ne sais pas pour vous les amis, mais votre humble serviteur Kahoueji ici présent, crois dur comme fer à la volonté suprême d'Allah le seul et l'unique et à son prophète Mohammed. Voila donc la raison pour laquelle j'ai conduit quelques investigations pour savoir si les investissements boursiers pouvaient être considérés comme hallal ou alors haram...
Comme dans la plupart des sujets religieux épineux, il existe en fait plusieurs écoles. Tout les responsable financiers/religieux que j'ai pu questionner sur le sujet s'accordent à dire qu'acheter/vendre des actions ne peu être que hallal car c'est simplement l'achat et la vente de titre (une marchandise comme une autre) et donc cela est considéré comme une opération de commerce. Cette interprétation exclu donc uniquement les entreprises générant du chiffres d’affaire par des activités dite haram, je pense notamment à la SFBT (même si à son prix actuel et les dividendes qu’elle distribue, je considère personnellement que c’est l’affaire du siècle, mais cela reste mon humble avis).
Là ou commencent les divergences c'est au niveau de l'interprétation du "ribé" ou taux d'intérêt. Il y a ceux qui interprètent les taux d’intérêt haram comme étant les taux dit d’usure c'est-à-dire des taux au delà du seuil légal fixé par les autorités monétaires. En Tunisie le seuil de l’usure est fixé à 18%, en France par exemple il n’est que de 8%. Cela pose le problème de savoir quel est le seuil religieux de l’usure.
Certains religieux par contre prétendent que tout pourcentage calculé sur la base d’un actif donné est considéré comme haram. Donc si l’on suit cette dernière doctrine il faudra éviter de placer son argent dans les SICAVs ainsi que toutes les actions bancaires et de leasing qui représentent certaines des valeurs les plus intéressantes du marché.
Le chemin sera donc sinueux pour l’investisseur boursier motivé par l’interprétation la plus restrictive de la notion d’intérêt. Ceci étant dit, il sera possible de crée un portefeuille boursier totalement hallal a condition de bien informer son intermédiaire de ses motivations personnelles. Il faudra faire attention tout de même lors de votre premier dépôt, car les intermédiaires tende à investir directement votre trésorerie latente dans les SICAV à moins qu’ils ne soient prévenu de vos intentions.
Vous ne voudriez tout de même pas finir en enfer pour un rendement de 4,5%.